A la poursuite de demain (Tomorrowland)

Pour tous ceux qui sont fans de Disneyland, ou qui comme moi ont un parent gaga dudit parc à thème, le nom Tomorrowland rappelle pas mal de bons souvenirs: Star Tours, Autopia, ou plus récemment Buzz l’éclair. Nos chères têtes pensantes de chez Disney ont eu l’idée, une fois n’est pas coutume (saga Pirates de Caraïbes, par exemple), d’en faire un film: et il est plutôt pas mal.

Si la mécanique est toujours la même (un enfant différent des autres, qui croit en ses rêves, va être pris dans une folle aventure et devra au final sauver le monde) et si le concept n’est pas ultra novateur (une élite intellectuelle crée un monde à l’abri des guerres et du besoin), le résultat final est surprenamment qualitatif. Tout d’abord les effets visuels, notamment lorsque l’héroïne touche « le » pin’s ou lors de la scène de la tour Eiffel, sont proprement bluffant…et ce SANS céder aux sirènes maléfiques de la 3D !

Ensuite la toile de fond, bien que teintée d’un aujourd’hui indispensable moralisme écologique (surtout pour un film primairement destiné à des enfants), est assez old school: en effet aujourd’hui la mode est plutôt aux dystopies et autres fins du monde. Et bien ce film, comme beaucoup au début du siècle, prend le pari d’un futur meilleur rempli de jetpacks et de voitures volantes. Et pour tout vous dire, c’est assez reposant.

Côté casting: George Clooney, dont on ne peut s’empêcher de se demander ce qu’il fout là, fait le job très proprement et plaira à toute la famille; Hugh Laurie, dont la présence physique et la voix sont toujours appréciables, assure sans effort le rôle du méchant/gentil/méchant en fait; le rôle principal (rien que ça) revient à une inconnue au bataillon, Brittany Robertson, ce qui n’est finalement pas plus mal; enfin vous reconnaîtrez sûrement Pierce Gagnon qui, malgré le fait qu’il soit né en 2005 (!!!), a déjà une filmographie respectable (dont notamment l’excellent Wish I Was Here de Zach Braff).

 

En bref, un bon divertissement familial comme seuls Disney et Pixar savent le faire, avec la bonne morale qui va bien et qui fera de vos enfants de bons citoyens !

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Mad Max: Fury Road

Autant vous le dire tout de suite, histoire de ne pas vous flouer, je n’ai vu que le premier Mad Max et je l’ai vu ce matin. Tout ce que je sais sur la franchise, je l’ai lu. Maintenant que c’est dit…

Le lent déclin de la société au fil des opus arrive ici à son paroxysme: ce Fury Road se passe dans une véritable dystopie où règne sans pitié un tyran qui ressemble étrangement à Beetlejuice, interprété par l’acteur qui jouait le méchant (le Toecutter) du premier film. Le « visionnaire Georges Miller » comme le nomment présomptueusement les affiches du film, dont les trois bébés sont Mad Max, Babe et Happy Feet, est définitivement un drôle d’oiseau (no pun intended).

Autant commencer par tout ce qui ne va pas pour finir sur une note positive. Pour commencer il y a arnaque sur la marchandise puisque le vrai personnage principal, aussi bien en temps à l’écran qu’en importance scénaristique, n’est pas le fameux Max mais bien Furiosa interpétée par une Charlize Theron unibrassiste et cheveux rasés. Tom Hardy (qui a retrouvé son masque de Bane) n’a donc que peu d’occasions de s’illustrer, si ce n’est avec son grognement caractéristique et quatre répliques à tout péter. Pas bavard le Max. La 3D est ici une des plus inutiles de la courte histoire de la 3D, a fortiori quand on sait que c’est une « fausse 3d » rajoutée en postproduction…probablement sous les injonctions des producteurs/distributeurs avides de sousous. Enfin l’esthétique steampunk, dont je comprends bien qu’elle pose l’univers du film, est parfois un peu too much.

Too much justement, c’est ce qui caractérise le mieux les bons côtés de ce film: des véhicules complètement déjantés (le corbillard monster truck, le véhicule ampli avec son joueur de guitare électrique ambulant pour galvaniser les troupes, etc), une scène de tempête de sable visuellement impressionnante (et qui réunit à elle seule la plupart des 2000 plans en images de synthèse du film)…et surtout un rythme fou. En effet la vraie spécificité de ce film c’est qu’il est peu ou prou constitué de deux très très longues courses-poursuite (la pause entre les deux cassant terriblement le tempo) mobilisant des dizaines de véhicules loufoques. Dernier point fort, et non des moindres, Rosie Huntington-Whiteley est dans le film.

 

En bref nous sommes face à un film unique en son genre, pas complètement assimilable aux précédents opus ni à aucune oeuvre existante. Plombé par des instabilités de rythme et un scénario faiblard, il apporte néanmoins son lot de cascades ahurissantes et constitue un divertissement très raisonnable.

Voilà pour la conclusion scolaire; en vrai, j’attendais beaucoup mieux. Certaines critiques parlent « d’un grand film d’auteur », ça doit être pour ça.

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Partisan

Croyez-le ou non, je ne vais pas voir que des blockbusters… Non en vrai Mad Max sort demain et il n’y avait rien d’autre. Je suis fan de Cassel, et son dernier film « étranger » (A deriva) était magnifique alors bon.

Le concept du film: un patriarche fonde une communauté à la mormone, avec plusieurs femmes et une ribambelle de marmots, qu’il a installé dans un petit coin secret. La vie est belle, les enfants chahutent…mais en fait tout ce petit monde vit grâce à de l’argent gagné de manière plutôt surprenante ! En effet le « père de famille », brillamment interprété par un Vincent Cassel hirsute, entraîne tous ses moutards à…tuer des gens. Tout fonctionne jusqu’au jour où l’aîné grandit et en vient à se poser des questions.

Si le concept est bon, il est malheureusement insuffisant: cela aurait fait une parfaite toile de fond pour un scénario, qui manque ici à l’appel. Dommage.

A retenir: Cassel se bonifie vraiment avec l’âge; Jeremy Chabriel, qui joue l’aîné/personnage principal, est un jeune à suivre.

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MIOUZICKE n° 102: Grosse Perlasse

Derrière ce titre d’une classe à faire pâlir Cary Grant se cache ma plus belle découverte depuis très longtemps: Ibrahim Maalouf.

Je le savais génie de la trompette, mais pas à ce point, et surtout je ne le savais pas compositeur de talent. Je vous invite à découvrir ce très bon True Sorry, puis à vous laisser happer par toute sa discographie comme je l’ai été !


Le talent de mes amis

Alex Lutz fait un film, je me marre bien devant Catherine et Liliane, et puis de toute façon jusqu’à la semaine prochaine (Mad Max !!!!) il n’y a rien de mieux à voir…alors pourquoi pas. Je vous la fais brève, donc.

Autant vous dire que plusieurs fois vous allez trouver le temps long: dialogues interminables, scènes de mélo forcé, intrigue qui se cherche… Autant dans le fond que dans la forme (danse improvisée, musique léchée, « surprises » WTF), on est très proche d’une chronique de trentenaire à la Les garçons et Guillaume, à table ! Voire même d’un hommage…

Petits défauts mis à part, notamment un manque de blagues quand même, cela reste un correct feel good movie: la bande de potes dont tout le monde rêve, qui picole et déconne bien, mais a quand même des problèmes…souvent de cœur (ce que j’appelle la recette Le cœur des hommes). Après ce genre de film, pendant lequel vous oubliez vos problèmes, vous vous dites que finalement la vie se termine toujours bien. Comme à Hollywood.

On a noté: une brève apparition du Golden Moustache crew au presque complet, un des plus hilarants passages de permis, et une super scène post-crédits !

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Avengers: L’ère d’Ultron

I’m back, bitches ! Quelles que soient les circonstances, je ne pouvais rater cette suite tant attendue du film qui a révolutionné il y a maintenant trois ans les films d’action: ce savant mélange d’action pure, de mythologie comics et d’humour efficace.

Autant vous dire que l’on rentre direct dans le vif du sujet avec un énorme assaut des Avengers au complet, moves jouissifs et blagues dans tous les sens ! L’histoire complète, je ne vous la raconterai pas: soit vous avez lu le comics, soit il vous reste à le faire avant d’aller au cinéma. Je peux simplement vous dire qu’une fois encore la Terre va avoir très chaud, que vous aurez un combat (dingue) entre un Iron Man géant et notre cher Hulk, et qu’un nouveau gros méchant (Ultron) est plus fort que nos héros mais en fait non.

Côté casting, des petites nouveautés sympas: Elizabeth Olsen, jeune sœur des jumelles du même nom, est absolument ravissante dans un rôle pas si anodin que ça; Aaron Taylor-Johnson (Kick-Ass, notamment) interprète Vif-Argent, déjà apparu dans X-Men Days of Future Past mais sous les traits d’un autre acteur (Whyyyyyyyyy ??!!); Paul Bettany, qui fait la voix de Jarvis et que j’ai toujours adoré, apparaît ici enfin sous ses propres traits (ou presque); Julie Delpy fait une apparition dont je doute que vous la repériez; enfin le génial James Spader assure avec brio (bien que trafiquée) la voix du méchant Ultron. En plus des Avengers stricto sensu, vous retrouverez également War Machine, Nick Fury, le Faucon, Heimdall…mais pas Loki, malheureusement coupé au montage.

A noter: ce film essaye de nous faire croire que Hawkeye ne sert pas à rien (même s’il a le pouvoir de faire apparaître des flèches à l’infini dans son carquois)…autant vous dire que je ne suis pas tombé dans le panneau, mais au moins on s’intéresse un peu à lui, c’est mignon.

 

Au final c’est un véritable plaisir de retrouver cette bande ultra attachante, de grosses scènes d’action et de l’humour potache…mais l’on voit poindre le début de l’habitude, de la répétition, des réutilisations. Il faudrait s’arrêter là, malheureusement une double suite est déjà prévue pour 2018 et 2019 et les dizaines (Ant Man, Captain America: Civil War, Doctor Strange, Guardians of the Galaxy 2, Captain Marvel, etc) d’autres Marvel qui vont sortir entre temps ne nous laisseront pas le temps de retrouver l’appétit !

Pour tout vous dire, je crois que j’ai préféré Thor: Le Monde des Ténèbres

 

PS: La scène post-crédits, obligatoire dans un Marvel, est ici la plus courte de l’Histoire !

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Fast and furious 7

Un nouveau rapide et furieux c’est toujours un évènement, mais quand en plus c’est le dernier de Paul Walker et potentiellement (je l’espère en tout cas) le dernier tout court…

Et bien les mecs, vous n’allez pas être déçus: ce septième opus est le parfait mélange entre l’action pure du cinquième et la recette initiale, à savoir tuning (les bonnes vieilles japonaises, mais aussi toutes les supercars du moment et même une bonne grosse promo de l’hypercar libanaise Lykan), gros rap US (Tyga, Lil Jon, Whiz Khalifa, etc), drag races et petits culs.

Vous ne serez pas non plus déphasés par les cascades: encore plus que dans les deux films précédents (si si, c’est possible), le réalisme et les lois de la physique se retournent dans leurs tombes: je ne veux pas vous ôter le plaisir de découvrir ces nombreuses petites perles (les voitures qui sautent en parachute étant déjà dans la bande-annonce), mais je peux vous dire qu’il y a du soulevage de voiture à mains nues et des chutes non mortelles de falaises.

En terme de gros loulous badass, on a toujours le grand The Rock mais aussi…Monsieur Statham, le transporteur ! Autant vous dire que quand ces deux-là décident de s’expliquer…ça finit à l’hôpital. Évidemment on retrouve toute notre petite bande adorée, avec notamment la caution humour alias Tyrese Gibson et Michelle Rodriguez…qui joue toujours aussi mal. Vraiment, vraiment mal. En bref il ne manque que Tom Hardy et Stallone, et toute la testostérone d’Hollywood serait dans ce film !

Mais le vrai morceau dans ce film, ce qui pourrait faire pleurer même Danny Trejo, c’est Paul…l’utilisation de ces frères sur le tournage et surtout beaucoup d’effets spéciaux ont réussi à combler les quelques scènes non tournées au jour de son tragique décès. Et pour tout vous dire, pas une seule fois dans le film je n’ai vu « le truc »: tout bonnement bluffant. Le film, comme un dernier hommage, offre une fin manifestement modifiée suite à la disparition de Brian O’Conner et qui sans surprise m’a fait chialer comme une fillette.

 

Cette saga, et je choisis volontairement d’en parler comme si elle était finie, est une grande saga. Ce n’est évidemment pas du grand cinéma mais j’ai grandi avec ces films; ils résonnaient avec mes premiers jeux-vidéos, Need for speed Undergroud entre autres, m’ont fait découvrir des rappeurs américains, et tomber amoureux des belles mécaniques…

Cette saga s’est achevée avec Paul, tout film qui sortira sous ce même nom sera une insulte à sa mémoire. Alors restons-en là.

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