Tu ne tueras point

Dix ans que Mel Gibson n’avait pas réalisé, après l’échec d’Apocalypto et ses nombreux « dérapages »… Quel bonheur que ce retour !

Pour tout vous dire je refusais de voir ce film car la bande-annonce annonçait un récit à l’eau de rose sur le gamin du sud devenu héros de guerre, base sur laquelle j’ajoutais l’automatique discours religieux de Mel Gibson: en somme un mauvais mélange ! Et je n’avais pas complètement tort puisque la première heure du film, complètement à chier (il faut le dire), correspond exactement à ce piètre tableau.

Et pourtant, la suite est tellement bonne qu’elle sauve le film…ce qui est rare quand on y pense ! Le film suit alors le héros lors de sa formation en camp militaire, marquée par les attaques et la lutte avec la hiérarchie, puis l’envoi au front et l’incroyable bataille de Hacksaw Ridge (le titre original du film, dont on comprend pour une fois qu’il ait été changé).

La partie entraînement, relativement classique, repose essentiellement sur la sincérité du jeu d’Andrew Garfield (très bon dans ce film) et sur le talent comique de Vince Vaughn (dans un film de guerre, qui l’eut cru ?). Mais alors cette première bataille !!! C’est tout simplement une séquence de 30 minutes sans interruption, d’une violence rare, sans musique mais aux bruitages éblouissants, en somme le premier challenger à la hauteur du débarquement d’Il faut sauver le soldat Ryan. Rien que ça, je vous jure.

On ne se souviendra que de ça. En effet la suite, bien qu’histoire vraie face à la quelle je n’ai pu m’empêcher de frissonner, s’habille trop des attributs classiques des films « héroisant » un soldat: notre héros sauve 75 personnes à lui seul, pendant 24h non stop seul sur le front, le tout sans fusil… Cela fait too much, et pourtant j’étais le premier à vibrer.

 

Le générique de fin, avec les témoignages des vétérans ayant croisé le chemin de ce grand Desmond Doss, vous assure une chialade rapide et efficace. Rien de plus émouvant qu’un homme de 90 ans qui pleure des souvenirs de plus de 60 ans.

C’est une belle saloperie la guerre, mais putain que ça fait de bons films ! A voir.

PS: à lire après, cette excellente confrontation du film et de l’histoire vraie.

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