The Free State of Jones

Un titre original non modifié, une histoire vraie trop incroyable pour l’être, et Matthew McConaughey pendant la guerre de sécession ? J’achète ! J’achète !

On rentre tout de suite dans le vif du sujet avec une introduction dans les tranchées de cette guerre mal connue des français, et dont l’horreur n’avait déjà aucune limite. Matthew, très amaigri (ce qui renforce le côté christique de son personnage), colle tout à fait au physique moyen de l’époque: et en effet, la ressemblance avec le vrai Newton Knight (dont on peut voir la photo à la fin) est saisissante.

La réalisation est soignée, presque léchée dans ses plans serrés caméra à l’épaule (très « Malickien » tout ça !), ce qui met en valeur les beaux paysages du Missisipi (le deep south je vous dis, toujours le deep south).

Par ailleurs cette incroyable histoire d’un homme pauvre insoumis et leader naturel, ayant su faire entendre une voix oubliée pendant la sanglante guerre civile, est l’occasion de retracer en une vie d’homme tout le combat des noirs américains. A cet égard, on note que cet agréable cours d’histoire ne prend pas le spectateur de haut, se passant de l’usuel « récapitulatif des faits » au début du film.

 

Tout cela est bien beau…et pourtant, quelque chose manque. Quelque chose semble inabouti. Plus le temps passe dans la salle, plus je semble comprendre: les incohérences et l’aspect bâclé résultent du montage. Les transitions trop rapides ou improbables, le déroulement chronologique chaotique, autant d’indices qui semblent indiquer un trop plein d’images qui a mené à un montage à la va-vite.

Pétris de bonnes intentions, les artisans de ce film ont voulu appréhender tous les aspects de cette histoire incroyable. La version finale du film s’étalant sur 140 minutes, je n’ose imaginer la durée du premier montage… Nous en saurons peut-être plus sur le DVD.

Quoiqu’il en soit, ce film n’a pas su convaincre aux Etats-Unis: 21 millions de dollars de recettes pour un budget de 50 millions de dollars. Ouch.

 

Ce film, même avec ses défauts, mérite au moins de rentrer dans ses frais et a fortiori de faire une belle carrière en DVD. Il n’y a plus qu’à prier pour une version longue ! Car Matthew est si bon.

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