High Rise

Grand classique que le film sur la lutte des classes crystallisée dans un unique lieu à plusieurs strates: après le train de Snowpiercer, la grande tour de High Rise. L’idée est celle d’un roman des années 70 du britannique J.G. Ballard, objet d’un film avorté par l’excellent Vincenzo Natali (à qui l’on doit Cube et Splice ! Quel dommage…). C’est Ben Wheatley, dont je ne connais que le segment des ABCs of Death (à voir !), qui a finalement repris le projet…mais avec une belle flopée d’acteurs stars !

Contrairement à ce qu’on pouvait croire de prime abord, pas de SF dans ce film: tout est on ne peut plus réaliste, voire trop, et l’action se déroule manifestement pendant les 70’s (pattes d’eph, meubles design et engouement pour les grandes barres d’immeubles à l’appui). Le cœur du sujet est donc la lutte des classes et la bestialité des hommes dès que le conflit et la faim pointent leur nez.

Vous allez me dire « C’est un peu léger », et vous n’aurez pas à moitié tort mon cochon: ce film se perd dans ses effets de réalisation (plutôt pas mal, au demeurant) et semble perdre son propos; le relativement jeune réalisateur n’était peut-être pas à la hauteur d’un projet si convoité depuis longtemps. La copie est sans aucun doute à reprendre, ne serait-ce que sur le rythme (les 1h59 de cette version eurent tout à fait délivré le même propos en une heure et demie).

Le casting, de premier choix, pâtit de cette longueur des séquences: néanmoins Tom Hiddleston réussit une prestation honnête (très souvent peu habillé, pour vous mesdames); Jeremy Irons est largement sous-exploité (ou juste mauvais? Je ne saurais le concevoir) dans un rôle de « méchant » qui aurait pu être culte; Sienna Miller, dont je me fous comme pas possible, a écopé d’un rôle de dépravée qui lui sied à merveille; Elisabeth Moss (Mad Men, Top of the Lake) a toujours une fâcheuse tendance à m’horripiler; enfin Luke Evans, alias Monsieur Dracula Untold, livre ce qui est pour moi la performance la plus honnête du film.

 

En bref: un casting sous-exploité, un concept sous-exploité, et un spectateur qui en sort sceptique.

PS: allez, on se remonte le moral avec une version Lego de l’affiche !

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