Steve Jobs

Si le Jobs de 2013 avait été réalisé par un novice, Joshua Michael Stern, ce deuxième biopic du (co)créateur de la marque Apple est signé Monsieur Danny Boyle. Et bien il n’en est pas mieux pour autant…

Bien que celui-ci ait un budget deux fois supérieur au précédent, il réalise sensiblement les même chiffres comme vous pouvez le voir ici. Et, selon moi, ils sont de la même qualité; mais pas pour les mêmes raisons. Le premier racontait une success story pour faire rêver geeks et entrepreneurs; Boyle raconte les démons intérieurs d’un homme, qui ont rongé ses relations professionnelles et familiales.

Ici vous n’allez pas avoir des envies de conquête commerciale et d’ultra libéralisme à l’américaine, tout le film est seulement basé sur la puissance des dialogues servie par la plume acérée d’Aaron Sorkin (The social network, Le stratège). Côté photographie: rien de bien folichon, des décadrages un peu prétentieux; un « faux grain » des années 80 dans la première partie du film, associé à un montage un peu vomitif.

Côté casting c’est tout de même un cran au-dessus: Michael Fassbender fait le job, ni dans l’imitation ni dans l’hommage, mais ne méritait pas un Golden Globe pour autant et a fortiori pas un Oscar (Quoi? Il ne l’a pas encore eu ?); Jeff Daniels continue avec les rôles de quinquas tout sérieux, après Seul sur mars, à des années lumières de Dumb and Dumber ou d’Arachnophobie; Michael Stuhlbarg, que j’affectionne tout particulièrement (et pas que grâce à Boardwalk Empire hein !), est assez épatant de justesse dans le peu de temps à l’écran dont il dispose; enfin, et c’est pour moi la meilleure surprise de ce film, Seth Rogen passe véritablement de spécialiste des comédies bien grasses mais marrantes à un vrai rôle de composition (en l’occurrence celui de Steve Wozniak, rien que ça).

 

En bref on est loin d’un divertissement raplapla, c’est certain: si vous vouliez rentrer dans l’esprit du plus grand escroc/génie du XXème siècle, ce film est pour vous ! Et en même temps ce film est affublé d’un happy ending d’une banalité…

Je comprends totalement la maigre réussite de ce film mais il mérite néanmoins d’être vu, avec celui de 2013, si l’on souhaite cerner complètement le personnage.

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