Creed: L’Héritage de Rocky Balboa

Rocky Balboa avait essayé de prolonger la saga avec un boxeur trop vieux; ce film réussit le tour de force de lui rendre hommage avec un jeune Creed. Ce nom sacré pour les fans de la saga, dont je fais partie: d’abord détesté, pour cette conservation du titre qu’il a « volée », puis adoré pour l’ami puis l’entraîneur qu’il sera pour l’étalon italien.

Ce film est un film de boxe on ne peut plus moderne, avec les défauts que cela peut impliquer (entre autres les combats beaucoup trop rythmés, au point d’être absolument irréalistes) mais la fraîcheur que n’avait pas su trouver le sixième opus précité de la plus grande saga de tous les temps. Et cela grâce à plusieurs choses.

Tout d’abord un réalisateur de talent et en pleine ascension, Ryan Coogler (remarqué dès son premier long-métrage, Fruitvale Station), là où quatre des six Rocky avaient été réalisés par Sly lui-même et les deux autres par John G. Avildsen (qui mis à part ça et Karate Kid, n’a pas fait grand chose…). Cela aide beaucoup.

Mais aussi et surtout un casting frais et brillant: Michael B. Jordan, qui de mieux? The Wire, Friday Night Lights, Chronicle, Fruitvale Station et enfin cet excellent Creed. L’ascension rêvée ! (qui a parlé des 4 Fantastiques?!) Bien que parfois un peu monochrome (le jeune énervé contre le monde, mais déterminé, mais vachement énervé quand même), il assure dans ce rôle qui a tout de même dû lui mettre une sacrée pression. On notera par ailleurs son hallucinante prise de masse musculaire, qui ne fait que s’accentuer au fil du film.

Mon Sylvester Stallone adoré n’a absolument pas volé son Golden Globe du 10 janvier dernier, qui prend des airs de récompense d’honneur pour toute la saga: on le sent beaucoup plus mûr que dans Balboa, beaucoup plus posé et sûr de son jeu d’acteur (comme on peut le voir dans la scène très émouvante du vestiaire).

 

Enfin le troisième acteur de ce film est la bande originale qui d’un côté fait d’excellents choix modernes, comme The Roots, Nas, Joey Badass ou encore du bon vieux Tupac, et de l’autre fait monter la sauce avec des bribes du thème original de Bill Conti (Gonna fly now)…jusqu’à ce qu’il arrive pour de vrai? Vous entendrez.

 

Si j’avais su qu’un jour je reprendrai un tel plaisir devant un nouveau Rocky ! Parce que oui, c’en est un. Il n’y pas de plus beau compliment pour un film de boxe.

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