Spectre

Dire qu’un nouveau James Bond est attendu est plus qu’un lieu commun, c’est un exemple type d’euphémisme. Mais quand en plus il suit l’excellentissime Skyfall

On le savait, la critique l’ayant crié sur tous les toits: la traditionnelle scène pré-générique à Mexico envoie du lourd. Je confirme: tout en (faux) plan-séquence, on suit James qui se faufile dans la foule bariolée du Día de los muertos dans un sublime costume Tom Ford squelette, le tout finissant en hélicoptère au-dessus de la place de la Constitution (voir cet article). Du grand art.

Puis on enchaîne sur le générique: de toute beauté comme toujours, et ici placé sous le signe de la pieuvre (symbole de Spectre); malheureusement la chanson de Sam Smith (sérieux, qui est ce mec ?) est loin d’être à la hauteur. Enfin la course-poursuite dans Rome, qu’on nous annonçait comme une des plus incroyables de la saga, ne l’est vraiment que par son cadre…et un tout petit peu par le choix osé d’une Jaguar C-X75 pour le méchant, mais cela n’intéresse que moi.

Voilà, j’ai dit tout ce que je pouvais dire sans spoiler. Passons au casting.

Notre cher Daniel Craig, qui « aurait » rempilé pour un film de plus après celui-ci (voir ici) mais sans Sam Mendes, impose toujours son immense classe et son jeu au poil. Avec ce quatrième film il s’impose pour moi comme le juste héritier de Sean Connery, ce qui n’est pas peu dire.

Quant aux autres: Christoph Waltz apparaît comme un choix évident quand on le voit dans la peau de Blofeld, bien que le personnage manque un peu de substance (mais ce n’est pas de sa faute hein…); Léa Seydoux, non satisfaite de m’énerver par son jeu, le fait ici également par son nom qu’on ne peut plus caricatural (Madeleine Swann, oui oui; ceux qui n’auront pas compris la référence…); Ben Whishaw prend de plus en plus d’assurance et se voit confier le premier rôle en terme de répliques comiques, ce qu’il mérite amplement; David Bautista, ancien catcheur, s’inscrit parfaitement dans la lignée des hommes de main écervelés de la saga Bond.

Et enfin, dans la catégorie pétard mouillé de l’année, le faux évènement Monica Bellucci: la présence de la cinquantenaire a énormément fait parler, merci pour la promotion, tout ça pour une apparition (qui n’a rien de notable) de quelques minutes à l’écran. Ridicule.

 

Mais le vrai problème de ce film, c’est qu’il se présente comme l’ultime opus de la « quadrilogie Daniel Craig » où tous les méchants et les évènements se connectent à Spectre. Et cela ne prend pas, car Skyfall apportait un sentiment de conclusion beaucoup plus satisfaisant. En sortant de ce Spectre, je ne sais plus à quoi m’attendre. Je ne suis même pas particulièrement pressé de retrouver l’agent secret sur les écrans, ce qui n’est pas normal.

On se doit de sortir euphorique d’un nouveau James Bond, et ce ne fut pas mon cas.

Et je m’en voudrais presque.

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