Albert à l’ouest

Malgré un titre à deux francs (comment passe-t-on de A million ways to die in the West à ça ?!) et mon appréciation fortement limitée de sa dernière réalisation (Ted), je suis allé voir ce film coproduit/coécrit/réalisé/et avec Seth MacFarlane.

Et malgré tout cela, un gros a priori négatif, j’ai tout de même été très déçu: que de vannes lourdes et répétitives, un humour pipi/caca de maternelle… Un film basique c’est un concept et un scénario (et parfois un bon casting en bonus): le concept (détournement comique du genre western) est usé et le scénario est absent.

Le casting était pourtant prometteur: Charlize Theron et Liam Neeson dans une comédie, Neil Patrick Harris, Wes Studi… Et au final je ne sauverais que la prestation de Giovanni Ribisi, excellent, ainsi que les caméos d’Ewan McGregor (lire cet article), de Ryan Reynolds,  et de XXX (surprise ! Sauf sur Wikipédia…) juste avant le générique de fin.
A part ça j’ai dû sourire deux fois: la scène surprise en lien avec une saga culte, l’allusion de NPH à la série qui l’a rendu célèbre, et peut-être le coup des photos sans sourire (vous comprendrez).

 

Je conclurai en m’auto-plagiant: ce film est une perte de temps à moins d’être sous l’influence d’une drogue douce qui fait rigoler.

million_ways_to_die_in_the_west_ver11


Zero Theorem [Double Dose]

Terry Gilliam, ce génie, réalisateur de Brazil/The Fisher King/L’armée des douze singes…mais aussi de Les frères Grimm et Las Vegas Parano. Ce Zero Theorem est malheureusement plutôt de la trempe du dernier, un délire psychédélique dont on aurait préféré qu’il reste dans la tête du britannique.

Je n’essaierai même pas de résumer l’histoire, elle est bien trop bordélique…je dirais seulement que j’étais à deux doigts de quitter la salle, ce qui ne m’est pas arrivé depuis Cosmopolis, avant d’être happé par le corps dénudé de Mélanie Thierry.

Côté casting on se demande comment tout ce beau monde se retrouve dans cette galère: Christoph Waltz est complètement déjanté, Tilda Swinton semble recycler son rôle de binoclarde dans SnowpiercerDavid Thewlis est excellent comme toujours (mais en vain), Matt Damon assume le rôle du méchant Big brother dont les premières apparitions ont donné lieu à mes deux sourires du film (sûrement essaye-t-il de redorer sa caution "films artys"), et enfin Ben Whishaw et Peter Stormare jouent deux petits rôles de médecins loufoques (inutiles). Mélanie Thierry, que je n’ai jamais pu encadrer, passe une fois de plus le plus clair de son temps nue ou peu vêtue…ce qui a finalement (presque) sauvé cette heure quarante sept de ma vie.

Passons sur les fondus fantasmagoriques à la Terrence Malick (ici un trou noir, wow…) et le placement de produits (qui veut d’un futur où tout le monde roule en Twizy ???!), et concluons en disant que ce film est à voir dans le même état que celui du réalisateur au moment où l’idée a germé dans son esprit: c’est-à-dire fort probablement sous acide.

 

ZeroTheoremIntposterComputersit3

 

Le réalisateur de Brazil et des Monthy Python est tombé bien bas. Une nouvelle fois Alexandre a choisi le film, et ce fut encore un mauvais choix. Ayant déjà peu aimé Les Frères Grimm ou L’imaginarium du Docteur Parnassus, j’étais très inquiet et les dix premières minutes du film m’ont donné raison.

Le vrai problème du film vient du fait que c’est un délire du réalisateur, il a sa vision et probablement son raisonnement, mais ils ne sont pas accessibles pour le spectateur et donc on s’ennuie. En effet, malgré un casting des plus prestigieux ( Christoph Waltz, Matt Damon, David Thewlis, le professeur Lupin des Harry Potter), l’histoire ne décolle jamais vraiment et on reste dans une ambiance psychédélique et des scènes plus inutiles et compliquées les unes que les autres. La fin du film est aussi incompréhensible que le début et laisse un réel goût d’agacement, celui d’avoir perdu 1h47.

Pour conclure, c’est très mauvais car beaucoup trop personnel au réalisateur, à la manière d’un Only God Forgives, certaines idées doivent rester dans la tête de leurs créateurs il me semble… La seule bonne surprise est le jeune acteur Lucas Hedges qui est très bon et participe aux seules scènes sympathiques du film. Peut être étant encore très jeune arrive t-il à suivre l’idée de Terry Gilliam mais c’est bien le seul car Waltz ne m’a pas impressionné et Mélanie Thierry est là pour tenter de percer à Hollywood en se montrant presque nue à chaque scène et en surjouant.

Bonne journée à tous et allez voir autre chose si vous pouvez!


Jersey Boys

Je ne suis pas un grand fan des comédies musicales: m’attendant à un Glee version années 50, j’allais voir ce dernier Clint Eastwood à reculons et ce malgré le succès du musical originel.

Mais, idiot que je suis, je n’avais pas bien fait mes devoirs ! J’aurais dû savoir que ce film est en fait le biopic d’un groupe de légende…Frankie Valli and the Four Seasons ! Mais si: Big girls don’t cry (pour les fans de Dirty Dancing notamment !), Walk like a man, What a night (CloClo puis Yannick ne s’y sont pas trompés…), Can’t take my eyes off of you, Beggin… La belle époque.

Et ce film, pourtant d’un genre inexploré par le maître Eastwood (Dave Brubeck: In His Own Sweet Way étant un documentaire), est un sacrément bon biopic ! Il en a le schéma habituel: les débuts difficiles (ici en tant qu’apprentis gangsters de la mafia de New Jersey), les premiers succès, la gloire, puis la chute, et enfin le come-back. Toujours le même schéma, car les vies d’artistes sont comme ça en vrai finalement…

Les personnages principaux sont tout simplement incroyables, notamment deux d’entre eux: John Lloyd Young, interprétant Frankie, réussit idéalement la transition au grand écran (il était déjà dans le musical, pour lequel il a remporté tous les prix de la planète) en étant impeccable dan son jeu et en chantant avec cette voix nasillarde si particulière qu’était celle de Valli (la ressemblance est bluffante !); le deuxième n’est pas une surprise puisque c’est Vincent Piazza, habitué des rôles de petits mafieux (Les Sopranos, Boardwalk Empire), qui interprète à merveille le vilain petit canard du groupe.

Ajoutez à cela Christopher Walken en parrain de la mafia (il se fait vieux…), une apparition du futur Joe Pesci, des scènes de narration face caméra (House of Cards est passé par là, je vous le dis !), des blagues anachroniques (notamment sur Liberace, hilarante), et des chansons entraînantes qui ne prendront jamais une ride….vous obtenez un très bon film, ovni dans la filmographie du réalisateur Eastwood qui prouve ainsi qu’il sait définitivement tout faire.

PS: ne ratez pas le générique de fin !

jersey-boys-movie-poster

 


Edge of tomorrow [Double Dose]

"Le studio voulait Brad Pitt pour le rôle principal": mais ce fut Tom Cruise qui, après Jack Reacher et Oblivion, n’est plus à ça près.

On est submergé dès la première seconde par une histoire peu claire d’invasion extraterrestre, à coup d’images télévisées avec Cruise et même une belle apparition de notre cher président de la République. Car oui les aliens ont envahis la France en premier, malgré une belle bataille à Verdun, et la résistance se prépare outre-Manche entre anglais et américains (ça vous rappelle quelque chose maintenant?).

Mais le twist, voyez-vous, c’est que notre protagoniste se surprend (par un procédé fort compliqué que je n’oserai pas retranscrire ici) à reprendre à zéro la même journée dès qu’il meurt ("presque" comme Un jour sans fin/Groundhog day). Il garde ses souvenirs à chaque fois, bien évidemment, sinon l’histoire tourne vite en rond… Du coup il a le temps de se perfectionner pour sauver le monde, et même de faire des blagues en anticipant les faits et gestes de tout le monde  (seule touche d’humour du film, avec les rares fois où il se rate dans ses anticipations). Yeah !!

Naturellement ce film ne repose pas sur un scénario béton, les dialogues sont à chier, Emily Blunt n’a d’autre intérêt que d’être bonne (soyons honnêtes, elle fait même du yoga dans le film…); mais on a de bonnes grosses scènes de baston, vous me direz heureusement à 110 millions de dollars (seulement 40 millions de moins que le premier Transformers !). Mais même dans le combat il y a des défauts: la 3D est sous-exploitée, les aliens bougent beaucoup trop vite (un sac de nouilles en mouvement), etc.

Ajoutons à cela le fait que Lyon se trouve entre la Normandie et l’Allemagne, des aliens qui ressemblent étrangement aux sentinelles de Matrix ainsi que les exo-armures de Matrix revolutions

Je ne saurais pas dire que c’est un bon film, malgré tout le plaisir que je peux prendre face à des nanars, mais disons qu’il est très très passable.

PS: définitivement Doug Liman, le réalisateur de ce film et de La mémoire dans la peau, ne s’améliore pas en vieillissant (Mr and Mrs Smith en 2005, Jumper en 2008, et maintenant ça…).

edge_of_tomorrow_ver3

 

Alex a insisté pour voir ce film, j’y allais à reculons, j’avais raison tu avais tort…

Pour commencer la qualité des acteurs est proche de zéro, Le Dernier Samouraï était bien un accident sur la route de Tom Cruise, seul film ou il fut bon. Dans une moindre mesure, Emily Blunt qui est aussi mauvaise qu’elle est belle…

Le film commence mal avec des scènes longues et atrocement écrites… Finalement scène de débarquement inspirée d’Il faut Sauver le Soldat Ryan, l’intensité et la beauté en moins… L’idée de refaire les mêmes scènes avec des plans différents et des évolutions est sympathique mais c’est bien la seule chose…

Finalement c’est un film vide, prônant des inspirations multiples ( Il faut sauver le soldat Ryan, Un jour sans fin ou Matrix) mais n’a aucune identité ou patte du réalisateur C’est un film raté, sans intérêt, et la 3D ne fait que rendre la torture encore pire.

La semaine dernière nous avons vu un film sans grands moyens mais avec de grands acteurs, et cette semaine le parfait opposé…


Tristesse Club

Pour tout vous dire, je suis allé voir ce film: parce que le titre m’a intrigué, parce que j’aime tellement Laurent Lafitte que j’espérais le voir enfin dans un rôle correct sur grand écran, parce que j’adore déjà Philippe Rebbot…et peut-être un peu pour ne pas réviser.

Ce film réalise un de mes rêves secrets dès la première seconde: un plan fixe avec, en fond, Ecuador de Sash! (les vrais savent). Priceless.

Ce premier sentiment n’a pas été démenti par le reste du film: j’ai adoré.

Cet objet cinématographique non identifié, pas ennuyeux une seule seconde, est une suite de rebondissements et de scènes loufoquement absurdes. Le tout réussit à nous tenir en haleine, avec en plus des paysages magnifiques…

Côté casting, que de justesse: Laurent Lafitte trouve enfin (!!!!) un rôle "correct", sans non plus être exceptionnel je vous rassure, en looser ultime (il roule en Porsche 948, pour vous dire); Ludivine Sagnier, clé de l’intrigue, est tout simplement délicieuse (Grrrrr); mais la vraie star de ce film décalé, c’est le talentueux Vincent Macaigne qui interprète un puceau trentenaire et complètement à côté de la plaque…génial. Mon chouchou Philippe Rebbot (voir notamment Mariage à Mendoza) se fait malheureusement trop rare, quand Noémie Lvovsky (surprise !) nous offre une scène culte d’absurdité.

 

Comme chaque rebondissement, le dénouement est inattendu…à l’instar de la qualité de ce film en fait. J’ai passé un excellent moment: félicitations à Vincent Mariette pour ce premier long-métrage très réussi.

200011.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx


Les poings contre les murs [Double Dose]

J’allais voir le seul film potable du moment, j’ai découvert une perle dans la lignée d’un Dog Pound ou d’Un Prophète. Magistral.

Ce film se passe exclusivement en prison: le premier plan séquence, brillantissime, commence par l’inspection du nouvel arrivant et s’achève par le claquement sourd de la lourde porte de sa cellule se fermant pour la première fois. Silence absolu, il pose sa tête dans le creux de ses mains. Nous y sommes.

A partir de là, la tension ne sera jamais relâchée jusqu’à la dernière seconde. Chaque confrontation peut très bien faire un mort dans la seconde ou finir en éclats de rires.

Dès les premières minutes, on découvre que notre bonhomme est un habitué de la vie carcérale: il maîtrise les codes et le fera vite savoir.

Côté casting, c’est tout simplement parfait: je n’ai jamais regardé Skins mais mon attention s’était déjà portée sur Jack O’Connell dans l’excellent This is England (puis plus récemment et dans une moindre mesure, dans le deuxième 300); il reste ici dans le milieu populaire britannique, où il est désormais indéniable qu’il excelle. Rupert Friend, un de ces acteurs dont le visage vous paraît familier sans pouvoir y apposer un nom (probablement son rôle dans Orgueil et préjugés ou plus récemment dans la série Homeland), est épatant en "professeur" bénévole de self-control…dont on sent qu’il est aussi près de la chute que ses "élèves". Mais le véritable génie, dont je suis fan depuis toujours, c’est Ben Mendelsohn: c’est bien simple, depuis quelques années dès qu’il y a un rôle de voyou flippant avec un accent incongru (ça aide d’être australien, à la base) il est pour lui ! Animal Kingdom, Killer Elite, Cogan, The place beyond the pines… Ce film est son chef d’oeuvre.

 

Ce film, c’est tout ce dont on peut rêver/attendre dans une fiction en prison, rien n’est oublié: les violences (des deux côtés), la solitude (magnifiquement montrée par des plans léchés et des lumières soignées), le bruit et l’odeur, l’homosexualité aussi (ce qui est rare), les relations familiales… Contrairement à la vie "normale", ce n’est pas la violence qui est latente mais la tendresse…cet étrange sentiment est dépeint avec brio. De plus, et ce même si l’on ne sort jamais de l’enceinte de la prison, le rythme est si bon que même un claustrophobe comme moi ne s’est pas senti mal une seule fois !

Ajoutez à cela une bonne dose d’humour décalé (pas évident vu l’ambiance !), une relation père-fils en crescendo, une sérieuse révision de vos gros mots en anglais britannique (fucking cunt !) et une fin magistrale: vous obtenez le dernier film de David Mackenzie, réussissant enfin le chef d’oeuvre que j’avais attendu de lui sans résultat avec Perfect Sense.

 

PS: Ne fermez pas la fenêtre ! Cet article est le premier d’une longue série où je vous proposerai, après l’affiche, un second avis sur le film: rédigé par Julien qui est déjà, malgré une rencontre somme toute assez récente et des goûts musicaux parfois douteux, un peu mon frère spirituel. A part d’éventuelles fautes de frappe, je n’y ai absolument pas touché ! Enjoy.

starred-up-movie-poster-jack

 

Pour une première fois en amoureux avec mon frère spirituel, on a eu de la chance. De la chance d’aller voir Starred Up  ou Les poings contre les Murs. Film de prison, postulat basique du jeune mineur trop violent qui se retrouve dans une prison pour adulte et l’augmentation de la violence qui va avec.

Le film commence sur les chapeaux de roues, pas de background, rien. On commence directement dans le vif du sujet avec l’entrée dans la prison et la procédure qui va avec. Dès les premières minutes, la tension est posée et ne nous quittera plus jamais. Ce film est une bombe qui doit exploser, on sait qu’elle va exploser mais on ne sait pas quand.

Cependant, le film n’est pas un simple film violent sur les prisons, il est plus que ça, il prend tous les aspects de la prison (violence, relation, construction de la confiance, homosexualité etc.)! Il passe par tous les genres, humour, bagarre, scènes intimistes et plans léchés. Les personnages sont habilement écrits, les conflits et les relations entre chacun sont parfaitement mise en avant. Ce film va vite, très vite mais pas trop, le rythme est parfait, les changements de tons parfaitement organisés et surtout le casting est excellent.

En effet un casting des plus impressionnants: ils ont pris les meilleurs seconds rôles irlandais et anglais pour les mettre au premier plan. Ben Mendelsohn en père du héros, en prison pour longtemps et pratiquement le chef de celle-ci, nous prouve après The Place Beyond the Pines, The Dark Knight Rises ou encore Animal Kingdom qu’il fait partie des grands acteurs de notre époque mais bien trop sous-côtés. Épaulé par un Rupert Friend, en psy de la prison, toujours sur le fil et dans le contrôle pour ne pas exploser, au top de sa forme après quelques bouses.

Enfin, et je me dois de terminer là-dessus, Jack O’Connell, semi-surprise pour moi puisque je l’avais déjà trouvé génial en Cook dans la série Skins et surtout en adolescent fou dans le film Eden Lake avec Michael Fassbender ( et son rôle dans 300 : Rise of an Empire), prouve ici qu’il a tout pour devenir un grand acteur. Habité par son rôle de délinquant violent mais intelligent et perdu, il m’a rappelé Tom Hardy dans Bronson et dans Warrior. C’est un diamant brut, qui ne demande qu’a être taillé pour devenir magnifique.

Pour conclure, ce film est une réussite complète et nous rappelle que l’argent ne fait pas la qualité d’un film mais bien son réalisateur et ses acteurs. C’est pour moi la claque de l’année pour l’instant.

PS : soyez gentil avec moi c’est ma première fois. Pensez à votre première fois… See you soon


X-Men: Days of Future Past

Omar Sy sur l’affiche, salle comble et donc surchauffée (vous remarquerez que seuls les films de super-héros font invariablement salle comble les premiers jours…), une énième franchise ressuscitée par l’emploi du voyage dans le temps (voir par exemple, récemment, Men In Black 3): je n’étais pas dans de bonnes conditions. Le début m’effraie, encore un futur apocalyptique où les machines ont gagné (Matrix much ?), le générique est encore un vieux visuel pourri d’ADN en mutation…cela commence mal.

Et puis les scènes d’action démarrent, à coups de portails et de "je me transforme en feu ou en glace alors fais gaffe vilain robot": cela commence à être bon. L’intrigue s’installe, jusqu’à ce moment béni où notre petite troupe de héros dans le passé va libérer Magnéto…et là messieurs-dames, je vous le jure, Vif d’argent nous offre une des meilleurs scènes de tous les films de super-héros confondus. Je pèse mes mots, tout y est: effet visuel de dingue (timelapse poussé à son paroxysme), musique géniale (fans de Jim Croce…) et humour. Parfait.

Côté casting: Jennifer Lawrence est idéale dans ce rôle de Raven/Mystique qu’elle reprend, à en oublier qu’une obscure Rebecca Romijn l’a fait avant elle; le duo James McAvoy/Michael Fassbender reste une des meilleures idées de la saga X-men; Nicholas Hoult m’a très agréablement surpris en Fauve (bleu); Hugh Jackman a beau faire le job, je me lasse un peu de sa prestation…ou serait-ce le contre-coup de l’immonde Wolverine le combat de l’immortel ? A part ça: grand bonheur de retrouver les "vieux", Patrick Stewart et Ian McKellen, et les anciens de la franchise comme Halle Berry ou…SPOIL SPOIL SPOIL; rôle assez disgracieux pour Peter Dinklage, arborant une magnifique moustache à la Ron Burgundy; enfin, vous remarquerez un piètre sosie du président Nixon, qui n’est pas sans rappeler son alter ego dans la série Futurama. No comment sur Omar Sy qui, malgré ce qui est selon moi un pouvoir tout pourri, s’en sort bien !

 

Pour conclure je n’exprimerai que deux reproches: des petites incohérences et un gros mal de tête pour les fans de la saga à cause du voyage dans le temps, et surtout la 3D la plus inutile de l’histoire de la 3D (ce n’est quand même pas compliqué de nous mettre une lame ou des bouts de verre pour justifier un tarif plus élevé et des putains de lunettes, merde !).

Mais ce renouveau de la saga est tout de même globalement positif, notamment grâce à ses acteurs (et un peu aussi grâce à un budget à régler la faim dans le monde). Bonne nouvelle, Bryan Singer a d’ores et déjà annoncé une suite pour mai 2016 !

BlbF3qkCYAA2Ivp