MIOUZICKE n°86: Kanye West and Jay Z

Bon…je suis un peu retard sur la sortie de cette vidéo, mais je voulais quand même la publier avant d’aller au concert.

Ah, je ne vous ai pas dit ?

No church in the wild risque d’être un des plus grands moments du concert, avec Niggas in Paris.

 

Je vous raconterai tout ça, en attendant je vous laisse admirer le clip de Romain Gavras.


Prometheus

Et voilà, LE film est arrivé. Annoncé comme il se doit à coup de mini teasers et “vidéos virales”, la sortie de Prometheus était tout sauf une surprise. Le risque de déception était donc bien présent.

Rassurez-vous, il n’en est rien. On aime ou on aime pas, mais c’est incontestablement énorme.

Ridley Scott voulait créer un univers parallèle, un peu différent de celui d’Alien. 130 millions de dollars l’univers différent, heureusement que c’est réussi.

Des effets spéciaux dinguissimes portés par une 3D rentabilisée (mais toujours inutile), un casting dingue avec au premier chef Michael Fassbender en robot (trop) intelligent, et des monstres qui font des trucs toujours plus monstrueux.

Noomi Rapace ne m’a jamais particulièrement convaincu, et bien là je suis prêt à être convaincu. C’est énorme !

A suivre, paraît-il.

Je suis impatient !


American Pie 4

Allez, pour conclure une semaine à un film par jour, je devais m’offrir un peu de repos. Intellectuel, vous avez compris (surtout après Cosmopolis).

Alleluia ! Tout y est: cul, amitié, un peu d’amour, alcool, cul, cul, cul… Le cocktail originel, avec le “vrai” casting des débuts et pas ceux des String Academy (le titre est éloquent, n’est-ce pas?) et compagnie.

Toute la petite bande a bien vieilli et revient dans la petite bourgade des années high school, pour en retrouver la folie.

On adore Jim’s dad et Stifler’s mum, on adore le nouveau Finch (alias pause-caca/shitbreak)…et on adore retrouver le côté gore je m’en foutiste de ces films. Et surtout, surtout, rendons hommage à Sean William Scott qui n’a quasiment jamais rien fait de bien à part le rôle de Stifler. Mais mon dieu qu’il le fait à merveille.

Merci, Stifler.


Cosmopolis

Que de déception…comme pour A Dangerous Method finalement. Sauf que cette fois les gens sortaient…dur dur.

Oui, j’ai réussi à passer outre la présence d’Edward le vampire (j’ai déja eu droit à la vampirette hier, voir ici) car il s’agit tout de même du nouveau Cronenberg. Que n’ai-je pas fait, un tel effort pour si peu !

Le film est une suite de dialogues pseudo-philosophiques à la mords-moi-le-noeud, sans queue ni tête.

Cinématographiquement parlant, au sens strict, quelques scènes marquantes: le huit-clos dans la limousine (la moitié du film, très très oppressant), l’intervention d’Amalric, et la scène finale.

Sinon, le vide.

On notera, en bon frenchies que nous sommes, la présence de Juliette Binoche et Matthieu Amalric (très bon d’ailleurs).

On notera surtout, c’est ce qui m’a occupé tout le film, la belle Chanel J12 Chromatic que porte Pattinson (bien bien visible sur l’affiche française, d’ailleurs). Bizarre, pour un multi-milliardaire, de porter une montre à “seulement” 4950 euros…non?

Bref, Pas top.


Sur la route

Malgré les apparences, ce film n’est pas vraiment un road-movie au sens strict…les personnages ne vagabondent pas sur la route, il vont sans cesse d’un endroit à un autre.

Ce ne sont donc pas les paysages ou la liberté qui animent ces jeunes artistes sans le sou qui brillent ici, mais plutôt leurs relations et leur détresse en dépit de tout ça.

Et, malgré moi (et aussi parce que certains passages sont un peu longs), je me suis adonné à mes rituelles divaguations liées à ce genre de film: moi, petit sédentaire fashionisto-consumériste, pourrais-je ainsi m’émanciper de la société et retourner vers la nature ? J’en rêve, mais m’en sais incapable. J’en rêve vraiment ?

Et puis est-ce encore possible aujourd’hui ? Dans le film, qui se situe à la fin des années 40, nos deux héros vont de petit boulot en petit boulot…aujourd’hui il leur faudrait 12 CAP… Quand bien même, aujourd’hui on ne mange plus avec un salaire de 300 $ par mois.

 

Enfin…à part ça c’est drogues, sexe et alcool. Le bon jazz new-yorkais aussi. Les Valseuses sauce US mi-vingtième siècle.

Je trouve cette vie enviable, puis finalement pas…pourquoi pas.

La beat generation m’a toujours un peu emmerdé, je n’ai jamais vraiment saisi le truc ni chez Kerouac ni chez Ginsberg.

Bref, ça rend mieux en film.

PS: Kristen Stewart reprend son rôle de Into The Wild, la petite effrontée un peu sale. Alors qu’on ne me dise pas qu’elle étoffe son répertoire.

PS 2: On découvre Steve Buscemi dans un petit rôle…inattendu.

PS 3: On découvre que Garrett Hedlund vaut mieux que Eragon ou Tron Legacy.


MIOUZICKE n°85: You talk like Marlene Dietrich

Les fans de Wes Anderson  reconnaîtront (pour son dernier film, c’est ici), les autres se contenteront d’apprécier.

PS: Pour les premiers, qui ont apprécié voir vénéré Darjeeling Limited, pensez à découvrir Hôtel Chevalier: petit court métrage avec Jason Schwartzman et Nathalie Portman qui lui fait office d’introduction.


MIOUZICKE n°84: Chill

Allez, avec tous ces films qui voyagent dans le temps et shootent des extraterrestres ou des vampires…un peu de repos s’impose.

Let’s chill out avec le thème de la très hype Mezzanine de l’Alcazar.


Men in Black 3

Comme fût un temps avec Star Wars ou Le Seigneur des anneaux, on ne rate pas un nouveau Men in Black. Comparaison douteuse, je vous l’accorde, mais vous avez saisi le parallèle.

Et à part pour les références susmentionnées, le troisième est rarement le meilleur. Est rarement bon même.

D’où une très bonne surprise avec celui-ci !

Le scénario tient la route, on retrouve (un peu) le duo culte Will Smith/Tommy Lee Jones et on découvre Josh Brolin (True Grit, No Country For Old Men, Harvey Milk) dans une grande imitation permanente de Lee Jones. Mais surtout ce qui a fait la qualité du premier MIB (un peu moins du deuxième, si mes souvenirs sont bons): de bonnes idées.

Notamment les réalités parallèles, les voyages dans le temps, les clins d’oeil à des faits ou personnages historiques (subtils et réussis, contrairement à Dark Shadows !), et enfin des effets visuels réussis ainsi qu’une 3D pas déplaisante (ce que vous m’entendez rarement dire…mais attention, je n’ai pas dit indispensable non plus).

 

Au final, une version plus “numérique” et travaillée du premier film de 1997.

Après, savoir s’il est mieux…à vous de me le dire !


Dark Shadows

Ô désespoir ! Aurais-je un jour pensé m’apitoyer sur un Tim Burton, m’ennuyer à mourir devant un Tim Burton…cracher sur un Tim Burton ?

NON, mesdames et messieurs. Jamais. Malheureusement ce jour funeste est arrivé.

Monsieur Burton, qu’il eût été enhardi par le temps ou le succès, a cédé aux plus grandes facilités: mélanger histoires de vampires et choc des époques (pour permettre de piètres effets comiques, vous vous en doutez), faisant appel au même sempiternels acteurs (“son” Johnny Depp, ou sa femme Helena Bonham Carter dont j’ai personnellement plus que marre), le tout sur un fond d’histoire familiale faiblarde.

Ni Michelle Pfeiffer (qui signe son retour avec Burton depuis le très bon Batman le défi), ni la jeune Choë Moretz (Kickass, notamment), ni même la très effrayante Eva Green (Je ne suis pas surpris, elle m’a toujours fait peur…), ne peuvent sauver un tel cocktail.

Je suis déçu.

 

Ce film est à la fois une insulte à la série originelle de Dan Curtis et au Tim Burton que nous avons tant aimé (pour un rappel, cliquez ici).

Je suis déçu, et en deuil.


Moonrise Kingdom

Partiel de droit administratif à 8h30…il me fallait au moins un Wes Anderson pour m’en remettre.

Ce film est tout simplement une pure fantaisie, sur tous les plans.

Les décors sont enfantins, comme sortis d’un conte: maisons de poupées, camps de scouts en rondins de bois…

La bande originale est…originale, c’est peu de le dire. Mais finalement parfaitement adaptée à cette fable loufoque. Merci Alexandre Desplat (De battre mon coeur s’est arrêté, Le discours d’un roi, The Tree of Life, ou plus récemment De rouille et d’os).

Quant au casting…juste wow. Dans le même film, on a droit à des enfants-acteurs incroyables (Kara Hayward et Jared Gilman au premier chef) et à Bruce Willis + Bill Murray + Edward Norton + Tilda Swinton + Frances McDormand dans la même scène. Dingue.

Au final cela donne un petit conte abracadabremment délicieux, rafraîchissant, hors du temps.

 

Idéal en période d’examens. Idéal tout court.